L'Association Autisme Espoir
Vers l'Ecole est soutenue par
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« QUITTER UN PEU L’ÉCOLE POUR MIEUX Y REVENIR »

 

1 - La scolarisation à la maison

Une scolarisation à domicile est indispensable pour accélérer la réussite. L’enfant a intérêt à suivre les cours à la maison quelques mois, le temps qu’il faut pour sortir de sa bulle et amorcer la communication. L’école n’est pas un moyen de sociabilisation tant que l’enfant autiste ne « voit » pas l’autre.

Ses raisons

- L’école est un lieu collectif : « trop de monde, trop de bruit »
L’enfant autiste dans sa bulle, y est en souffrance ayant des perceptions sensorielles différentes d’un enfant normal : par exemple la cour de récréation est un enfer, les bruits lui envoient comme « des coups de marteau » dans la tête, trop de visages vides qui lui font peur, donc soit il se replie sur lui-même restant absent à l’autre et replié dans son monde soit il stéréotype dans son coin ou reproduit ses obsessions rituelles. Il se forge ainsi ses repères et peut reproduire certains apprentissages mécaniques.

Il ne peut pas exprimer cette souffrance et souvent même semble heureux d’y aller car c’est un rituel mais cela se traduit par des angoisses : problème de sommeil, crises multiples, violence sur lui-même et sur les autres.

Donc, la socialisation espérée par l’immersion à l’école ne peut pas se faire même avec une A.V.S. pour le guider.
Elle est possible dès que l’enfant a atteint le niveau de développement qui le permet (comme un enfant de 2 ans et demi
ou 3 ans).

 

Ses bienfaits exprimés par des parents

victoire sur l'autisme

Les avantages de l'école à la maison vus par la maman d’Alexandre (6 ans) « Alexandre (Asperger) parle mais s’est toujours senti décalé, incompris et isolé dans toutes les structures collectives où il a été mis depuis l’âge de 2 ans : crèche où il était toujours dans son coin; en maternelle, souvent couché par terre et sujet de moqueries, dans la lune, refusant de faire
comme les autres. En CP, la souffrance s’est accrue, accroché souvent aux grillages dans la cour de récréation malgré une AVS. La décision de le garder à la maison pour suivre sa scolarité en cours d’année à 6 ans, en décembre 2008 a été très difficile car on s’est heurté à tous les « a priori » des professionnels qui m’ont dit :
« c’est scandaleux, c’est criminel » mais on s’est dit « qu’est ce que c’est que 2 ans dans sa vie ».
Après 6 mois de méthode, c’est un enfant soulagé, il revit, il a fait des progrès phénoménaux, c’est une nouvelle vie. On a attendu 6 ans pour avoir un enfant qui n’a plus un visage fermé, mais ouvert dans la détente juste bien là où il est.
victoire sur l'autisme « Alexandre sera remis à l’école par étapes».

 

et vus par la maman de Brieuc, 9 ans, très peu verbal
« Refoulé de l’école, malheureux : il mordait, griffait, pinçait malgré une AVS ; aujourd’hui après 8 mois de 3i il est apaisé, serein et progresse beaucoup verbalement grâce à une formidable équipe de bénévoles.»

 

2 - Une re-scolarisation par étapes

 

Les 6 conditions :

Langage acquis : répond à une question ; pose une question et peut dire pourquoi
    Demande ce dont il a besoin
Compréhension des consignes
Ecoute et concentration : tient assis 1 heure et écoute une histoire
Capacité d’imiter l’autre et désir d’apprendre par lui-même
Capable d’activités collectives : d’entrer en contact avec les autres enfants, de jouer avec eux
Capable de tenir un crayon

victoire sur l'autisme
Benoit, 5 ans,
re-scolarisé après 18 mois
de méthode 3i

 

vaincre l'autisme

D’abord, des ateliers avec d’autres pour le « resociabiliser »

L’exemple de Rémi, 10 ans :
Avant d’introduire l’école à la maison en septembre, Rémi a suivi avec grand succès et bonheur un atelier de dessin avec d’autres enfants : Rémi est très créatif et confiant en lui, se mêle aux autres.

 

Une transition, l’école à la maison :

L’exemple d’Aloïs, 9 ans raconté par une de ses bénévoles :vaincre l'autisme

« En CP, en octobre, Aloïs (qui parlait) était en souffrance permanente, incapable d’apprentissages (incapacité de tenir un crayon), maltraité et mordu jusqu’au sang, et des coups sur la tête ; la décision fut difficile à prendre par sa maman qui risquait de perdre la garde de ses enfants, avec un entourage hostile qui la culpabilisait, qui disait « c’est une honte de vouloir le scolariser à la maison, vous le mettez dans une secte ». Elle craignait les freins administratifs de l’inspection académique menaçant de représailles, alors que c’est très simple : l’école n’est pas obligatoire dans une structure collective, elle peut se faire à domicile.
Après 8 mois de 3i qui ont permis à Aloïs de pouvoir tenir un crayon et communiquer normalement, Alois a fait 6h de cours puis 9h par semaine avec des institutrices à la retraite pour faire le programme de CP et CE1 : de 10 minutes de concentration, on est passé à 1h30. Avec d’autres, il faisait en plus du tennis, du dessin en atelier.
Ce fut une réussite : il n’est plus paralysé par le scolaire, il lit et écrit, n’a plus peur de sa production et va entrer en CE2 en septembre 2009, sans angoisse. « Je suis un petit champion dit-il en regardant sa poésie bien écrite et décorée par lui. »

 

stimulation individuelle pour l'autisme

L’exemple de Jean Eudes, 13 ans ½, classe de 5ème
10 heures au total hebdomadaires (Maths, Français, Anglais, Dessin) de cours à la maison par des professeurs. Passif, avec des problèmes de concentration et un rythme de travail lent, seule une stimulation individuelle lui permet de progresser : les progrès sont parfois étonnants mais irréguliers. Les parents espèrent le re-scolariser en septembre 2010.

 

Modalités de déscolarisation de 6 ans à 16 ans

Adresser 2 lettres recommandées :
- une à la mairie
- une au rectorat
pour les informer seulement de votre volonté d’une scolarisation à domicile et de suivi d’une méthode intensive par le jeu.
L’inspecteur d’Académie viendra vérifier sur place.

 

3 - Trois exemples de rescolarisation réussie après 1 à 2 ans de méthode 3i

stimulation individuelle pour l'autisme

L’exemple de Lorraine, 5 ans, racontée par sa maman, 20 mois de méthode 3i puis a été scolarisée en CP avec succès.
« C’était une petite fille qui criait et n’avait pas d’interaction. Aujourd’hui, elle sait lire, écrire et elle apprend de manière quasi normale. Son langage est normal et elle me pose des questions sur les mots qu’elle ne comprend pas quand elle lit .Elle se coiffe et s’habille seule ; seul le regard est encore parfois un peu fuyant ; nous maintenons les séances 3i le mercredi.
Elle invite des amies, est invitée, se dispute avec ses frères ; elle passe en CE1 dans une école normale.
La conclusion, c’est que les médecins qui la disaient autiste (à Robert Debré) ne la considèrent plus comme autiste. Officiellement elle est sortie de l’autisme, et ils disent « trouble de la relation sociale »

 

victoire sur l'autisme

L’exemple du Petit Prince, 8 ans, « pionnier de la méthode 3i » exposé par une de ses grand-mères :
« Tiré de sa bulle en 2 ans, entre à l’école à 4 ans1/2 à mi-temps en moyenne maternelle et à plein temps au CP sans AVS. En CE1, son bulletin montre la réussite : « Très bon travail, bravo, continue comme cela », avec une moyenne de 9,1 supérieure de presqu’un point à la moyenne de la classe. Il commence à avoir des amis et est dans l’apprentissage de l’amitié. Il veut toujours être considéré comme les autres. Il y est autonome. Mais cela lui demande beaucoup d’efforts, il est souvent très fatigué le soir ; il se donne beaucoup de mal car ne supporte pas l’échec ; il a encore 2 à 3 séances individuelles de jeu (dont une de ballon) le soir par semaine pour perfectionner « l’image de soi » et le détendre. »

 

victoire sur l'autisme

L’exemple de Pierrick, 10 ans, 12 mois de 3i
Scolarisé à la maison pendant un an, Pierrick a été remis en CM2 sans avoir redoublé ; passe en 6ème normalement avec une moyenne de 14 sur 20, malgré ses difficultés de graphisme. Le directeur de son école, très réticent à cette scolarisation à la maison, a félicité sa maman au bout d’un mois, car épaté de ses progrès :

« Madame, vous avez gagné » !